Qu’est-ce que le SPM ?

Tu as peut-être déjà connu ces journées où tu te sens submergée par une vague d’irritabilité, de fatigue et même de tristesse inexplicable, comme si tu ne te reconnaissais plus, que tu n’agissais pas comme d’habitude ? Si ces ressentis inhabituels correspondent plus ou moins à la période où tu t’apprêtes à avoir tes règles, ne te pose plus de question : tu es sûrement en SPM.

Le Syndrome PréMenstruel, c’est cet espèce de cocktail qu’on t’offre en welcoming party juste avant tes règles et où tu as l’impression de devenir quelqu’un d’autre. Émotions exacerbée, nausées, migraines… sa petite subtilité, c’est que c’est un cocktail mystère dont certains ingrédients sont connus mais où le barman ne te dit pas ce que tu vas avoir dans ton verre (sympa le cadeau empoisonné, hein ?).

Dans cet article, on va décrypter ce phénomène pour que tu comprennes un peu mieux ce qui se passe dans ton corps.
(est-ce que j’écris cet article en étant moi-même en plein SPM ? Peut-être…)

Le SPM, c’est quoi ?

Le SPM désigne l’ensemble des symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent généralement quelques jours avant le début de tes règles. C’est d’ailleurs là que la loterie commence d’une personne à l’autre : certaines auront un SPM tout discret sans même s’apercevoir d’un quelconque changement, d’autres auront deux jours de souffrance tandis que les plus mal loties d’entre nous pourront avoir un SPM de plus d’une semaine (présente ! 💀).

Et la loterie continue puisque ces symptômes varient d’une personne à l’autre : certaines les vivent de façon légère, tandis que pour d’autres, ils peuvent devenir vraiment invalidants. L’important, c’est de savoir que ces sensations sont normales.

Quels sont les symptômes courants du SPM ?

Le SPM se manifeste sous différentes formes, souvent regroupées en deux catégories : les symptômes émotionnels et les symptômes physiques.

Les symptômes émotionnels

C’est ceux qu’observent la majorité de personnes menstruées. Ce fameux « je pleure pour rien » ou « je suis très irritable sans aucune raison ». Alors, à la loterie du SPM, as-tu tiré le gros lot :

  • Nervosité, irritabilité et sautes d’humeur,
  • Anxiété,
  • Sentiment de tristesse,
  • Sentiment de déprime ou dépression,
  • Difficultés de concentration,
  • Accès de colère,
  • Sensibilité accrue aux critiques,
  • Doute de soi,
  • Sentiment de solitude et volonté d’isolement,
  • Confusion,
  • Oublis.

Eh oui… rien que ça…
Mais c’est loin d’être fini puisqu’on enchaîne avec…

Les symptômes physiques

Comme si une santé mentale fortement impactée ne suffisait pas, il faut que le SPM amène également son lot de symptômes physiques potentiels :

  • Ballonnements,
  • Rétention d’eau,
  • Douleurs physiques : il peut s’agir de douleurs dorsales, articulaires et/ou musculaires,
  • Nausées, voire vomissements,
  • Sommeil perturbé (insomnie),
  • Apparition d’imperfections sur la peau (acné),
  • Douleurs abdominales ou crampes dans le bas-ventre,
  • Maux de tête (céphalées),
  • Fatigue et baisse d’énergie,
  • Constipation,
  • Sensibilité des seins.

Belle liste de courses n’est-ce pas ? C’est fou ce que de simples petites hormones peuvent faire sur un corps…
Le pire dans tout ça ? C’est qu’en plus de n’être sujet à aucune norme, ces symptômes peuvent varier d’un cycle à un autre, en particulier de par leur intensité.

Pourquoi a-t-on un SPM ?

En tant que personne menstruée, tu as été affublée d’un cycle menstruel. Si la durée de celui-ci varie, il y a également une autre composante qui fluctue tout le long de ce cycle : ton taux d’hormones.

Tout le long du cycle menstruel, certains taux d’hormones vont varier pour accompagner notamment ta production d’ovule. Mais, pendant le SPM (donc juste avant les règles), il y a également une variation normale des taux de certaines hormones (œstrogènes et progestérone) qui peut avoir une incidence sur tes émotions et ton corps.

Le SPM est donc principalement lié aux changements hormonaux qui préparent ton corps… mais ce n’est pas tout. Il y a deux éléments extérieurs qui peuvent impacter l’intensité de ces symptômes :

  • Réaction au stress : un niveau de stress élevé peut aggraver les symptômes du SPM, rendant certains jours plus difficiles que d’autres.
  • Mode de vie : une alimentation déséquilibrée ou un manque d’exercice peut accentuer ces sensations inconfortables.

Si on devait dresser un bilan de tout ça, le SPM, c’est donc une pochette surprise qui t’attend tous les mois, qui ne sera pas la même que celle de ta soeur, ton amie ou ta cousine et qui en plus n’es absolument pas garantie dans le temps puisque tu pourras être surpris·e chaque mois…

Oui, le SPM, c’est de la merde.

Et le pire dans tout ça (oui, encore un pire, j’avais menti la première fois…), c’est qu’avoir conscience de son existence n’aide pas à passer au-dessus. Même après plusieurs années.

Personnellement, pendant mon SPM, je sais que je deviens une toute autre personne et qu’il ne faut absolument pas que je crois cette moi sous SPM… mais ça ne m’empêche pas d’y arriver très difficilement chaque mois.

J’ai quand même réussi à développer des petites techniques ici et là pour faire passer un peu mieux la pilule. Ce n’est pas magique, mais ça aide un peu. Tu peux le retrouver dans mon guide de survie du SPM, tout comme j’ai pu le faire avec le guide « Au secours, j’ai mes règles » 😊

En attendant ce guide de survie, apprendre à reconnaître les symptômes qui réapparaissent fréquemment à chaque cycle est un très bon premier pas pour affronter cette période. Comme pour traquer tes règles, je te conseille là-aussi l’application Clue (la version gratuite suffira amplement !) pour indiquer jour après jour ce que tu observes pendant ton SPM.

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Répondre à Est-ce normal de se sentir vide quand il ne se passe « rien de grave » ? – (extra)ordinaire trentenaire Annuler la réponse.